lundi 12 juillet 2010

LES APÉROS GÉANTS

LES APÉROS GÉANTS

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Les apéros géants
L’avis du Dr Pauline de Vaux, psychiatre et addictologue
07/07/2010

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boutons_orange.pngDepuis plusieurs mois, les apéros géants, ces fêtes alcoolisées dont les invitations circulent sur le réseau Facebook, et qui réunissent parfois des milliers de personnes, se multiplient un peu partout en France. Un phénomène à rapprocher dubinge drinking, ou cuite express, la consommation sur la voie publique de grandes quantités d’alcool sur une courte période de temps, par épisodes ponctuels ou répétés, qui tend à se multiplier chez les adolescents.

En réaction, le ministre de la Jeunesse Marc-Philippe Daubresse a annoncé fin mai la création d'une cellule capable en trois jours « d'organiser un système de prévention et d'organisation pour limiter au maximum les risques liés à ce nouveau phénomène de société. » Un groupe de travail devra faire également des propositions pour lutter contre l'alcoolisation excessive.

boutons_orange.pngQue pense-t-on, à la Fondation d’Auteuil, de ce phénomène ? Quelles sont les mises en garde à faire auprès des jeunes ? Réponse du docteur Pauline de Vaux, médecin addictologue rattaché de la direction de l’activité de la Fondation d'Auteuil

« Vouloir se retrouver avec d’autres pour faire la fête n’est pas d’emblée condamnable, et témoigne même plutôt d’une bonne santé psychique. Pour autant, tout n’est pas acceptable. Même si la consommation d’alcool relève de la responsabilité individuelle de chacun, je ne peux pas m’empêcher de mettre en garde les jeunes accueillis à la Fondation d’Auteuil, et notamment les jeunes filles, sur les conséquences néfastes graves de plusieurs ordres qu’induit l’abus de consommation d’alcool.

L’alcool est un produit psycho actif, c’est-à-dire qu’il agit sur le fonctionnement du cerveau : il modifie la conscience et les perceptions, et donc les comportements. Des effets immédiats se manifestent quelques minutes après la consommation et peuvent durer plusieurs heures. Pris à forte dose, l’alcool provoque l’ivresse : mauvaise coordination des mouvements, élocution troublée, diminution des réflexes et de la vigilance, somnolence, etc. Des pertes de mémoire, délires et hallucinations, peuvent également survenir. À très forte dose, la somnolence peut aller jusqu’au coma éthylique. L’alcool a aussi des effets à long terme sur différents organes, avec une augmentation du risque de développer de nombreuses maladies.

Autre risque majeur : les violences ou agression sexuelles commises pendant les alcoolisations. Enfin, l’alcool peut entraîner une dépendance. Je voudrais en conclusion inciter les jeunes à faire preuve de vigilance les uns envers les autres. Il faut qu’ils déconseillent à leurs copains de boire. La consommation d’alcool n’a jamais guéri un mal de vivre. »

jeudi 8 juillet 2010

Le numéro Stupéfiant


Le numéro Stupéfiant

Liaisons n.97

Préfecture de police de Paris

Préfecture de police de Paris,

5 €papier

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Livraison gratuite à partir de 25 €
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Année d'édition : 2010
Réf. : 9782110081568
79 pages, 21x29,7 cm
ISBN : 978-2-11-008156-8

!En raison d'une opération de maintenance, la commande en ligne est impossible entre 8h30 et 13h ce mardi 15 juin 2010.

Prévention : contrôler la consommation de tabac

Prévention : contrôler la consommation de tabac


Recherche nationaleSanté publique et administration de la santéÉtats-Unis 2010 EN

Tobacco Control State Highlights 2010

U.S. Department of Health and Human Services, Centers for Disease Control and Prevention, 232 pages.

Traduction du résumé :

« Tobacco Control State Highlights 2010 sert à guider les États américains lors du développement et de la mise en œuvre de stratégies anti-tabac. Ce rapport propose aussi des données spécifiques aux États dans le but de :
- mettre en relief certains États qui utilisent des stratégies basées sur les faits tout en montrant que plus d’effort doit être fait dans d’autres États ;
- permettre au lecteur de voir comment son propre État performe ;
- conseiller les politiciens dans la prise de décision. »


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Recherche nationaleSanté publique et administration de la santéCanada mai 2010 EN

The Impact of Cigarette Tax Reduction on Consumption Behavior : Short-and Long-Term Empirical Evidence From Canada

Jean-François Ouellet, Mariachiara Restuccia, Alexandre Tellier et Caroline Lacroix, Cirano, 32 pages.

Extrait du résumé :

« En utilisant une base de données unique compilée par Statistique Canada, cette recherche estime plusieurs modèles qui explorent le comportement des consommateurs envers les cigarettes en lien avec une réduction des taxes de même qu’une série de facteurs individuels pouvant influencer ces comportements. Nous distinguons les effets dans le court terme – i.e. tout de suite après que les taxes aient été réduites – et dans le long terme – i.e. environ un an après que les taxes aient été réduites.

Nos résultats montrent que la consommation des cigarettes de contrebande est directement et fortement liée au niveau des taxes, et que ce comportement peut être diminuer de façon efficace par une réduction des taxes. Une telle réduction explique quelque 17 % de la décision d’un fumeur d’arrêter de consommer régulièrement des cigarettes de contrebande. »


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Énoncés de politiques et discours officielsSanté publique et administration de la santé avril 2010 EN

Anti-smoking action

Prime minister of Australia, Media release.

Traduction du chapeau de l’article :

« Le gouvernement de Kevin Rudd a annoncé le 29 avril 2010 une série de mesures visant le tabac et ses effets nocifs, incluant une augmentation de la taxe d’assise sur le tabac de 25%.

Cette augmentation de la taxe d’assise permettra au gouvernement d’amasser près de 5 milliards de dollars sur quatre ans qui, avec les revenus sur la tabac, sera investi dans les hôpitaux à travers le National Health and Hospitals Network Funds.

Le programme anti-tabac du gouvernement prévoit aussi :
- une augmentation de la taxe d’assise sur le tabac de 25%
- une restriction sur l’emballage des cigarettes (un emballage sans images ni publicités)
- une restriction de la publicité sur internet
- une augmentation de 27,8 millions de dollars dans le financement de la lutte anti-tabac. »


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Portraits


Recherche comparéeSanté publique et administration de la santéUnion Européenne mai 2010 EN

Tobacco

Eurobaromètre, Special Eurobarometer 332, 219 pages.

Résumé :

« Le présent rapport propose une synthèse du rapport complet et se concentre dès lors uniquement sur les principaux résultats. Pour obtenir les résultats détaillés de l’ensemble des questions abordées dans l’étude, veuillez consulter le rapport complet.

Depuis plus de vingt ans, l’impact du tabac sur la santé publique constitue une préoccupation majeure pour l’Union européenne. La première législation en matière de contrôle du tabac a en effet été adoptée à la fin des années 1980. Depuis lors, la législation et la politique de l’UE, ainsi que l’aide apportée à la cessation et à la prévention de la consommation de produits contenant du tabac n’ont cessé d’évoluer dans le but d’encourager les fumeurs à arrêter, de prévenir l’initiation à la consommation du tabac et de protéger les citoyens contre le tabagisme passif.

Malgré les progrès enregistrés, environ un tiers des européens continuent de fumer. De ce fait, pas loin de 650 000 personnes meurent chaque année de maladies liées au tabagisme, dont la moitié sont âgées de 35 à 69 ans, soit un âge de loin inférieur à leur espérance de vie. La consommation de tabac reste une préoccupation majeure pour l’Union européenne.

Cette étude est la dernière d’une série d’études visant à mesurer le comportement et les attitudes des citoyens européens à l’égard du tabac. La dernière étude a été réalisée par téléphone à la fin de l’année 2008 et a été publiée au début de l’année 2009. Toutefois, l’étude comparable la plus récente (menée selon la méthodologie des interviews en face à face) a été réalisée à l’automne 2006.

L’enquête sur le terrain a été réalisée entre le 2 et le 19 octobre 2009 par le réseau TNS Opinion & Social. La méthodologie utilisée est celle de la Direction générale de la Communication (Unité "Recherche et Speechwriting"). La note technique à la fin du rapport précise les modalités d’interview, de même que les intervalles de confiance des échantillons. »


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Recherche nationaleSanté publique et administration de la santéFrance mai 2010 FR

Catastrophique reprise du tabagisme chez les collégiennes et collégiens parisiens

Paris sans tabac, 4 pages.

Depuis 20 ans, Paris sans tabac (PST) mène une enquête annuelle auprès des jeunes lycéens et collégiens de Paris. Les résultats du sondage de 2010 sont résumés dans ce communiqué et un portrait des jeunes fumeurs parisiens. Ces résultats montrent que les jeunes de 13 à 17 ans fument de plus en plus, le taux de fumeur ayant doublé chez les collégiens entre 2007 et 2010


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Sur Internet, l'alcool coule à flots

es nombreuses vidéos qui circulent sur la Toile montrant des fêtes débridées ou des concours d'ébriété recueillent une audience massive.

Sur le seul réseau Facebook, 1.500 pages et groupes contiennent le mot «alcool». L'association Avenir Santé s'en inquiète.

Comme le succès des «apéros géants» l'a récemment montré, l'alcool est devenu un phénomène de mode jusque sur Internet. Tel est en tout cas le constat fait par l'association Avenir Santé, qui présente mardi matin son état des lieux 2010 consacré à la représentation de l'alcool sur Internet.

Sur Facebook, les références à l'alcool sont innombrables. L'association a répertorié près de 1500 pages et groupes dont le titre contient le mot «alcool» sur le portail communautaire le plus fréquenté. Son inventaire n'est pas exhaustif. «Ces pages, même si elles sont humoristiques, donnent lieu à une fréquentation massive: cela touche des centaines de milliers de personnes, s'inquiète Renaud Bouthier, directeur de l'association de prévention. Or l'hyperconsommation et l'alcool-défonce y sont systématiquement valorisées.»

Créée en octobre 2009, la page «Il vaut mieux être saoul que con, ça dure moins longtemps!» rassemble par exemple plus de 680.000 fans aujourd'hui. Autres groupes hébergés par le réseau communautaire: «Alcool», «Au moins un de mes amis est alcoolique», «Je n'ai aucun problème avec l'alcool… la p reuve, j'en bois tout le temps» ou encore «Vomir».

Selon Avenir Santé, certaines pages citent explicitement des noms de produits ou de marques, et mentionnent parfois l'adresse des sites Internet des entreprises et producteurs d'alcool. «Or cette publicité informelle est difficile à combattre avec les armes juridiques habituelles», précise Alain Rigaud, président de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa), membre de l'Alliance prévention alcool qui sera officialisée ce matin.

Des vidéos montrant des fêtes débridées ou des concours d'ébriété circulent aussi sur la Toile. L'une d'elles, mettant en scène un jeune homme qui boit une bouteille de pastis jusqu'à la dernière goutte, a notamment créé le «buzz».

L'association se dit enfin préoccupée par l'essor de la communication par courrier électronique. Invitations à des ventes en ligne, lettres d'information sur le vin, promotion de services de livraison d'alcool de nuit…

Actions en justice

«Désirés ou non, les courriers de ce genre se multiplient dans les fausses boîtes aux lettres que nous avons créées, constate Renaud Bouthier. Or la vérification de l'âge du destinataire, qui doit être majeur, n'est pas toujours entreprise».

Votée en juillet 2009, la légalisation de la publicité sur Internet n'a pas donné lieu au déferlement redouté par les associations de santé publique. «La publicité a fait une apparition qui reste pour l'instant assez discrète et respectueuse de la loi», admet Alain Rigaud.

Quelques entorses manifestes ont cependant été relevées par l'Anpaa, qui assure une veille juridique sur Internet. Une publicité pour un alcool fort, recouvrant un article de presse consacré à Laure Manaudou, est un exemple de publicité «intrusive» susceptible de donner lieu à un recours en référé, aux yeux des juristes de l'association .

«Dans les mois qui viennent, les tribunaux seront certainement amenés à définir plus précisément la notion de sites exclusivement dédiés à la jeunesse», indique Alain Rigaud, qui assure avoir d'ores et déjà engagé plusieurs actions en justice.

INITIER LES ENFANTS AUX DANGERS DU NET

Internet

INITIER LES ENFANTS AUX DANGERS DU NET
Article paru dans l'édition du 27.03.10
L'ONG ACTION INNOCENCE APPREND AUX 9-12 ANS À SE PROTÉGER DES EXCÈS DU WEB
ien de mieux qu'un jeu en ligne pour apprendre aux enfants les dangers d'Internet. C'est en tout cas ce que propose Action Innocence, ONG fondée en Suisse en 1999, présente en France depuis 2003, et dont la mission est de préserver la dignité et l'intégrité des enfants sur le Net par des opérations de prévention en milieu scolaire, ou encore des campagnes de sensibilisation.

A l'occasion de la Fête de l'Internet, qui s'est tenue des 20 au 28 mars, Action Innocence a complété sa panoplie de dispositifs pédagogiques et de prévention avec Netcity.org, un portail de jeux en ligne destiné aux enfants de 9 à 12 ans, et disponible en français, en italien ou en allemand.

Ainsi, sur Netcity.org, l'enfant doit tout d'abord se choisir un pseudo, un mot de passe et un avatar. Puis l'enfant est invité à suivre une sorte d'entraînement pour acquérir les notions de base afin de se protéger des dangers d'Internet, et plus généralement des nouvelles technologies.

Douze jeux lui permettront d'obtenir un code d'accès pour entrer dans la zone de jeux proprement dite. Les points gagnés serviront à obtenir des accessoires pour son avatar, puis à participer à la compétition avec les autres joueurs.

Dans chaque jeu, un risque est abordé et un message de prévention est divulgué. Exemple : « Se méfier des informations reçues par courrier électronique ». Comme il ne conviendrait pas que le remède soit pire que le mal, un contrôle de la durée de jeu est effectué : au bout d'une heure et demie, un message alerte le joueur sur la notion de cyberdépendance et l'invite à passer à une autre activité.

L'an dernier, quelque 15 000 élèves en France ont rencontré Action Innocence. Par le biais du portail Netcity, ils devraient être beaucoup plus en 2010.

Olivier Zilbertin

CANNABIS : PARLER PLUTÔT QUE TRAQUER

CANNABIS : PARLER PLUTÔT QUE TRAQUER
La qualité des relations familiales est la meilleure prévention du mal-être
Article paru dans l'édition du 09.05.10
n parent sur cinq (21 %) ne parle jamais des dangers liés à la consommation de drogue à ses enfants : telle est la conclusion d'un sondage rendu public à l'occasion des Assises parentalité et prévention organisées par la Mildt (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) à Paris les 6 et 7 mai.

Réalisée par l'institut BVA auprès de 391 parents les 16 et 17 avril, cette enquête révèle que 17 % des parents déclarent ne jamais parler des risques liés à l'alcool ; 19 % n'expriment jamais leur désaccord avec sa consommation abusive ou régulière ; 23 % déclarent ne pas avoir de règles familiales limitant la consommation d'alcool et 19 % concernant celle du cannabis. Pourtant, les parents ont un rôle à jouer dans la prévention des conduites à risque de leurs enfants. « La qualité de l'éducation est la meilleure prévention du mal-être adolescent », considère Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent.

Selon les données présentées par Marie Choquet, épidémiologiste, le temps passé avec son enfant, le fait de connaître ses occupations et ses amis, les repas en famille et les activités communes parents-enfants sont autant des facteurs de protection susceptibles d'atténuer l'effet du groupe de copains. Meilleure est la relation avec les parents, plus forte est la résistance de l'enfant à l'influence de ses amis.

Etre en empathie

Par ailleurs, la qualité des relations à l'intérieur de la famille a une influence plus importante sur les comportements des jeunes face aux substances psycho-actives que la structure même de la famille. Autrement dit, mieux vaut être dans une famille monoparentale harmonieuse que de vivre dans un climat de conflictualité parentale. En revanche, les périodes de recomposition familiale peuvent fragiliser le jeune.

La plupart des parents ont tendance à ne pas voir, au début, que leurs enfants consomment de la drogue. Une fois dans le doute, ce sont les enfants qui nient. Pour renouer le dialogue, « les parents ne doivent pas se poser en accusateur mais être en empathie », explique Marcel Rufo, professeur de pédopsychiatrie (Hôpitaux Sud, Marseille). Il faut pouvoir dire à son enfant : « On ne comprend pas ce qui t'arrive. Il faut qu'on aille ensemble voir quelqu'un. »

« Quand les parents ont un doute sur la consommation de drogue par leur enfant, ils doivent d'abord en parler entre eux, vérifier qu'ils sont sur la même longueur d'onde et partagent les mêmes valeurs », insiste Daniel Marcelli, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au CHU de Poitiers. L'entretien avec le jeune gagnera à être « sacralisé », et doit, si possible, se passer dans un lieu neutre - restaurant, café - qui permettra d'éviter une ambiance trop tendue. Puis, conseille le pédopsychiatre, il est important de faire intervenir un tiers pour éviter de « prendre le problème dans une émotionalité débordante ».

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M. La