LES APÉROS GÉANTS |
| Les apéros géants L’avis du Dr Pauline de Vaux, psychiatre et addictologue 07/07/2010
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LES APÉROS GÉANTS |
| Les apéros géants L’avis du Dr Pauline de Vaux, psychiatre et addictologue 07/07/2010
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Liaisons n.97
Préfecture de police de Paris
Préfecture de police de Paris,
!En raison d'une opération de maintenance, la commande en ligne est impossible entre 8h30 et 13h ce mardi 15 juin 2010.
Informer, prévenir la consommation, arrêter les trafiquants, la préfecture de police fait aujourd'hui de la drogue son ennemi public no1. Chaque jour, le plan stups déploie des milliers de policiers sur le grand Paris. Tous les services (renseignement, sécurité de proximité, police judiciaire) sont mobilisés.
Ce numéro spécial de " Liaisons " révèle les visages des substances stupéfiantes mais aussi l'envers des paradis artificiels... même les éléphants ne sont plus roses !
Reportages sur le terrain aux côtés de la brigade des stups, plongée au cœur de la lutte contre les trafics, enquête sur la banalisation d'un phénomène, cette édition décrypte l'un des problèmes majeurs de santé publique.
Au sommaire :
La drogue, ennemi public no 1
La drogue dans l'agglomération parisienne ;
Anatomie d'un trafic dans une cité de l'agglomération parisienne ;
Les filières d'approvisionnement ;
Abécéd'herbe.
Le cannabis, problème majeur de santé publique
Le cannabis démystifié ;
- chiffres clés.
Le cannabis, qu'est-ce que c'est ?
Interview Jean-Claude Marin, procureur de la République ;
La parole aux experts ;
- effets du cannabis sur le corps humain.
Cannabis et vie des quartiers.
Prévention : inoculer les bons principes
Un flic à l'école ;
- ensemble contre la drogue.
Kit salivaire, mode d'emploi.
Haro sur les trafics
Plan stups, l'union sacrée ;
- en direct du comité de pilotage.
Retour à la case prison ;
- sur la piste des dealers.
Des parrains dans le collimateur ;
- investigations patrimoniales.
La brigade des stups, bras armé de la lutte anti-drogue ;
Des valises à la trace ;
- trafic sur ordonnances.
Les planques des passeurs ;
- à la recherche du " mataf ".
Traduction du résumé :
« Tobacco Control State Highlights 2010 sert à guider les États américains lors du développement et de la mise en œuvre de stratégies anti-tabac. Ce rapport propose aussi des données spécifiques aux États dans le but de : mettre en relief certains États qui utilisent des stratégies basées sur les faits tout en montrant que plus d’effort doit être fait dans d’autres États ;
permettre au lecteur de voir comment son propre État performe ;
conseiller les politiciens dans la prise de décision. »
Extrait du résumé :
« En utilisant une base de données unique compilée par Statistique Canada, cette recherche estime plusieurs modèles qui explorent le comportement des consommateurs envers les cigarettes en lien avec une réduction des taxes de même qu’une série de facteurs individuels pouvant influencer ces comportements. Nous distinguons les effets dans le court terme – i.e. tout de suite après que les taxes aient été réduites – et dans le long terme – i.e. environ un an après que les taxes aient été réduites.
Nos résultats montrent que la consommation des cigarettes de contrebande est directement et fortement liée au niveau des taxes, et que ce comportement peut être diminuer de façon efficace par une réduction des taxes. Une telle réduction explique quelque 17 % de la décision d’un fumeur d’arrêter de consommer régulièrement des cigarettes de contrebande. »
Traduction du chapeau de l’article :
« Le gouvernement de Kevin Rudd a annoncé le 29 avril 2010 une série de mesures visant le tabac et ses effets nocifs, incluant une augmentation de la taxe d’assise sur le tabac de 25%.
Cette augmentation de la taxe d’assise permettra au gouvernement d’amasser près de 5 milliards de dollars sur quatre ans qui, avec les revenus sur la tabac, sera investi dans les hôpitaux à travers le National Health and Hospitals Network Funds.
Le programme anti-tabac du gouvernement prévoit aussi : une augmentation de la taxe d’assise sur le tabac de 25%
une restriction sur l’emballage des cigarettes (un emballage sans images ni publicités)
une restriction de la publicité sur internet
une augmentation de 27,8 millions de dollars dans le financement de la lutte anti-tabac. »
Portraits
Résumé :
« Le présent rapport propose une synthèse du rapport complet et se concentre dès lors uniquement sur les principaux résultats. Pour obtenir les résultats détaillés de l’ensemble des questions abordées dans l’étude, veuillez consulter le rapport complet.
Depuis plus de vingt ans, l’impact du tabac sur la santé publique constitue une préoccupation majeure pour l’Union européenne. La première législation en matière de contrôle du tabac a en effet été adoptée à la fin des années 1980. Depuis lors, la législation et la politique de l’UE, ainsi que l’aide apportée à la cessation et à la prévention de la consommation de produits contenant du tabac n’ont cessé d’évoluer dans le but d’encourager les fumeurs à arrêter, de prévenir l’initiation à la consommation du tabac et de protéger les citoyens contre le tabagisme passif.
Malgré les progrès enregistrés, environ un tiers des européens continuent de fumer. De ce fait, pas loin de 650 000 personnes meurent chaque année de maladies liées au tabagisme, dont la moitié sont âgées de 35 à 69 ans, soit un âge de loin inférieur à leur espérance de vie. La consommation de tabac reste une préoccupation majeure pour l’Union européenne.
Cette étude est la dernière d’une série d’études visant à mesurer le comportement et les attitudes des citoyens européens à l’égard du tabac. La dernière étude a été réalisée par téléphone à la fin de l’année 2008 et a été publiée au début de l’année 2009. Toutefois, l’étude comparable la plus récente (menée selon la méthodologie des interviews en face à face) a été réalisée à l’automne 2006.
L’enquête sur le terrain a été réalisée entre le 2 et le 19 octobre 2009 par le réseau TNS Opinion & Social. La méthodologie utilisée est celle de la Direction générale de la Communication (Unité "Recherche et Speechwriting"). La note technique à la fin du rapport précise les modalités d’interview, de même que les intervalles de confiance des échantillons. »
Depuis 20 ans, Paris sans tabac (PST) mène une enquête annuelle auprès des jeunes lycéens et collégiens de Paris. Les résultats du sondage de 2010 sont résumés dans ce communiqué et un portrait des jeunes fumeurs parisiens. Ces résultats montrent que les jeunes de 13 à 17 ans fument de plus en plus, le taux de fumeur ayant doublé chez les collégiens entre 2007 et 2010
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Comme le succès des «apéros géants» l'a récemment montré, l'alcool est devenu un phénomène de mode jusque sur Internet. Tel est en tout cas le constat fait par l'association Avenir Santé, qui présente mardi matin son état des lieux 2010 consacré à la représentation de l'alcool sur Internet.
Sur Facebook, les références à l'alcool sont innombrables. L'association a répertorié près de 1500 pages et groupes dont le titre contient le mot «alcool» sur le portail communautaire le plus fréquenté. Son inventaire n'est pas exhaustif. «Ces pages, même si elles sont humoristiques, donnent lieu à une fréquentation massive: cela touche des centaines de milliers de personnes, s'inquiète Renaud Bouthier, directeur de l'association de prévention. Or l'hyperconsommation et l'alcool-défonce y sont systématiquement valorisées.»
Créée en octobre 2009, la page «Il vaut mieux être saoul que con, ça dure moins longtemps!» rassemble par exemple plus de 680.000 fans aujourd'hui. Autres groupes hébergés par le réseau communautaire: «Alcool», «Au moins un de mes amis est alcoolique», «Je n'ai aucun problème avec l'alcool… la p reuve, j'en bois tout le temps» ou encore «Vomir».
Selon Avenir Santé, certaines pages citent explicitement des noms de produits ou de marques, et mentionnent parfois l'adresse des sites Internet des entreprises et producteurs d'alcool. «Or cette publicité informelle est difficile à combattre avec les armes juridiques habituelles», précise Alain Rigaud, président de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa), membre de l'Alliance prévention alcool qui sera officialisée ce matin.
Des vidéos montrant des fêtes débridées ou des concours d'ébriété circulent aussi sur la Toile. L'une d'elles, mettant en scène un jeune homme qui boit une bouteille de pastis jusqu'à la dernière goutte, a notamment créé le «buzz».
L'association se dit enfin préoccupée par l'essor de la communication par courrier électronique. Invitations à des ventes en ligne, lettres d'information sur le vin, promotion de services de livraison d'alcool de nuit…
«Désirés ou non, les courriers de ce genre se multiplient dans les fausses boîtes aux lettres que nous avons créées, constate Renaud Bouthier. Or la vérification de l'âge du destinataire, qui doit être majeur, n'est pas toujours entreprise».
Votée en juillet 2009, la légalisation de la publicité sur Internet n'a pas donné lieu au déferlement redouté par les associations de santé publique. «La publicité a fait une apparition qui reste pour l'instant assez discrète et respectueuse de la loi», admet Alain Rigaud.
Quelques entorses manifestes ont cependant été relevées par l'Anpaa, qui assure une veille juridique sur Internet. Une publicité pour un alcool fort, recouvrant un article de presse consacré à Laure Manaudou, est un exemple de publicité «intrusive» susceptible de donner lieu à un recours en référé, aux yeux des juristes de l'association .
«Dans les mois qui viennent, les tribunaux seront certainement amenés à définir plus précisément la notion de sites exclusivement dédiés à la jeunesse», indique Alain Rigaud, qui assure avoir d'ores et déjà engagé plusieurs actions en justice.
Internet
A l'occasion de la Fête de l'Internet, qui s'est tenue des 20 au 28 mars, Action Innocence a complété sa panoplie de dispositifs pédagogiques et de prévention avec Netcity.org, un portail de jeux en ligne destiné aux enfants de 9 à 12 ans, et disponible en français, en italien ou en allemand.
Ainsi, sur Netcity.org, l'enfant doit tout d'abord se choisir un pseudo, un mot de passe et un avatar. Puis l'enfant est invité à suivre une sorte d'entraînement pour acquérir les notions de base afin de se protéger des dangers d'Internet, et plus généralement des nouvelles technologies.
Douze jeux lui permettront d'obtenir un code d'accès pour entrer dans la zone de jeux proprement dite. Les points gagnés serviront à obtenir des accessoires pour son avatar, puis à participer à la compétition avec les autres joueurs.
Dans chaque jeu, un risque est abordé et un message de prévention est divulgué. Exemple : « Se méfier des informations reçues par courrier électronique ». Comme il ne conviendrait pas que le remède soit pire que le mal, un contrôle de la durée de jeu est effectué : au bout d'une heure et demie, un message alerte le joueur sur la notion de cyberdépendance et l'invite à passer à une autre activité.
L'an dernier, quelque 15 000 élèves en France ont rencontré Action Innocence. Par le biais du portail Netcity, ils devraient être beaucoup plus en 2010.
Olivier ZilbertinRéalisée par l'institut BVA auprès de 391 parents les 16 et 17 avril, cette enquête révèle que 17 % des parents déclarent ne jamais parler des risques liés à l'alcool ; 19 % n'expriment jamais leur désaccord avec sa consommation abusive ou régulière ; 23 % déclarent ne pas avoir de règles familiales limitant la consommation d'alcool et 19 % concernant celle du cannabis. Pourtant, les parents ont un rôle à jouer dans la prévention des conduites à risque de leurs enfants. « La qualité de l'éducation est la meilleure prévention du mal-être adolescent », considère Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent.
Selon les données présentées par Marie Choquet, épidémiologiste, le temps passé avec son enfant, le fait de connaître ses occupations et ses amis, les repas en famille et les activités communes parents-enfants sont autant des facteurs de protection susceptibles d'atténuer l'effet du groupe de copains. Meilleure est la relation avec les parents, plus forte est la résistance de l'enfant à l'influence de ses amis.
Etre en empathie
Par ailleurs, la qualité des relations à l'intérieur de la famille a une influence plus importante sur les comportements des jeunes face aux substances psycho-actives que la structure même de la famille. Autrement dit, mieux vaut être dans une famille monoparentale harmonieuse que de vivre dans un climat de conflictualité parentale. En revanche, les périodes de recomposition familiale peuvent fragiliser le jeune.
La plupart des parents ont tendance à ne pas voir, au début, que leurs enfants consomment de la drogue. Une fois dans le doute, ce sont les enfants qui nient. Pour renouer le dialogue, « les parents ne doivent pas se poser en accusateur mais être en empathie », explique Marcel Rufo, professeur de pédopsychiatrie (Hôpitaux Sud, Marseille). Il faut pouvoir dire à son enfant : « On ne comprend pas ce qui t'arrive. Il faut qu'on aille ensemble voir quelqu'un. »
« Quand les parents ont un doute sur la consommation de drogue par leur enfant, ils doivent d'abord en parler entre eux, vérifier qu'ils sont sur la même longueur d'onde et partagent les mêmes valeurs », insiste Daniel Marcelli, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au CHU de Poitiers. L'entretien avec le jeune gagnera à être « sacralisé », et doit, si possible, se passer dans un lieu neutre - restaurant, café - qui permettra d'éviter une ambiance trop tendue. Puis, conseille le pédopsychiatre, il est important de faire intervenir un tiers pour éviter de « prendre le problème dans une émotionalité débordante ».
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M. La